Partie I
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Introduction Partie I Partie II Partie III Conclusion

Le tir à l'arc :

Etude socio-ethnographique d'un groupe d'archers

de la banlieue parisienne

 

Sommaire

I. Données générales sur le tir à l’arc
    A. Les compagnies
        Histoire des groupements d’archers
    B. Le matériel de tir à l’arc et les différentes disciplines
        1. Arcs et flèches
            a. La dimension technique
            b. La dimension économique
        2. les disciplines: le dilemme entre le sport et la tradition

 

 

I. Données générales sur le tir à l’arc

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Commençons par donner quelques explications sur l’origine des associations d’archers en Europe de l’Ouest. En France, les archers se retrouvaient dans les " compagnies ".

 

 

A. Les compagnies

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Histoire des groupements d’archers

 

L’origine des compagnies est très ancienne, elle pourrait remonter aux milices urbaines de la fin de l’empire romain. Comme l’indique un document interne de la famille de Noisy-le-Sec, les compagnies étaient issues d’organismes semi-militaires, semi-civils, doublés généralement d’une confrérie religieuse au Moyen Âge, et dans lesquels les milices s’entraînaient. L’insécurité des campagnes poussait les serfs, les artisans et les bourgeois d’une même localité à se grouper dans un but de défense, à s’armer et à s’entraîner le dimanche.

C’est en fait à partir du XIIème siècle, lors de l’affranchissement des communes par Louis VI le Gros, que ces compagnies s’organisèrent en confréries militaires qui prirent le nom de guildes en pays germanique et flamand ou de serments et de connétablies en France. En 1260, saint Louis publia une ordonnance par laquelle chacun était " requis de prendre exercice du noble jeu de l’arc plutôt que de fréquenter d’autres jeux dissolus " et il s’inscrivit lui-même comme membre d’une confrérie. Le tir à l’arc devint ainsi une pratique répandue dans les campagnes autour des bourgs. Plus tard Charles VII créa les Francs-Archers, exempts d’impôts. Ces compagnies furent dotées de franchises et de privilèges par tous les rois de France.

L’arc, parce qu’il était sans doute l’arme idéale pour la défense des remparts des villes, fut donc choisi par les bourgeois. Les milices prirent alors une certaine importance et devinrent les instruments d’une révolution plébéienne contre la féodalité, qu’encouragea le pouvoir royal tout au long du Moyen Âge. Face à l’épée du chevalier noble, l’arc fut l’arme du peuple des bourgs.

Le roi, seul suzerain des villes alors émancipées de la tutelle seigneuriale locale, s’assurait ainsi un surcroît d’hommes armés que ne pouvaient lui proposer les seigneurs; le roi ne dépendait plus de la volonté de ses vassaux.

 

L’organisation juridique des compagnies ainsi que leur code éthique sont conçus à l’image de la chevalerie militaire. On peut dire que le système féodal a suscité un pendant populaire et généré la chevalerie d’arc, qui se fixe les mêmes règles, le même code d’honneur, et observe les mêmes vertus que celles d’origine militaire fondées par les guerriers du haut Moyen Âge. Ces structures corporatives, ayant adopté les règles des confréries des métiers, vont perdurer jusqu’à la période révolutionnaire.

 

Les arbalétriers et les couleuvriers (la couleuvrine était un canon au tube long et effilé) s’organiseront de la même façon, en compagnies. L’invention de ces armes plus modernes renforce, au lieu de faire disparaître, les compagnies d’arc. L’arc et l’arbalète continuent souvent d’être considérées comme armes de " vilains ". De là le peu d’extension, le manque d’éclat des compagnies d’arc et d’arbalète, réservées à la basse bourgeoisie et au peuple.

 

Dès le XVIème siècle, mais surtout à partir du XVIIème, les compagnies tendent à devenir des lieux de réjouissances et de plaisirs. Les nobles et les haut-bourgeois tiennent alors à en faire partie et ont même tendance à vouloir en exclure les autres. Les compagnies servent de support à une course au prestige social: dès que ces endroits deviennent huppés ou à la mode, ils attirent les éléments des classes supérieures.

 

Au XVIIIème siècle, les compagnies connaissent une certaine décadence et l’on se met à les tourner en ridicule; elles perdent peu à peu tous leurs privilèges fiscaux. Les énormes dépenses qu’engendrent les fêtes et les festins qui accompagnent les tirs du Papagault, ancêtre de l’actuel Abat-l’oiseau, où sont conviés les meilleurs tireurs des villes voisines, ces dépenses atteignent un tel degré de faste qu’elles causent la ruine de plusieurs familles et nécessitent la promulgation de l’édit de 1735 qui va amener la disparition d’un grand nombre de compagnies.

 

A la Révolution, les compagnies ne purent subsister dans leur forme à l’avènement d’un nouveau régime. Elles furent interdites, mais dès la tourmente passée, se reconstituèrent. Jusqu’en 1850, les compagnies ainsi reformées se remirent sous l’empire des anciens statuts. Elles recrutaient surtout dans le milieu ouvrier, offrant une saine distraction à l’ouvrier, le détournant théoriquement de l’alcoolisme très fréquent à l’époque. A la fin du XIXème siècle, Paris et sa banlieue comptent près de deux cent compagnies regroupées en quinze familles. Chaque famille a un comité et l’ensemble de ces comités forme une sorte de conseil supérieur de Chevalerie, première grande organisation du tir à l’arc. En 1863, pour rester en accord avec l’évolution de la société civile et des mentalités, sous la responsabilité du Dr DENONVILLIERS de la Compagnie impériale de Paris, des statuts nouveaux sont publiés, écartant des textes toutes références religieuses, rapprochant étroitement la Chevalerie de l’arc des structures du compagnonnage.

 

En 1899, sous l’égide d’Octave JAY, capitaine de la Compagnie de Saint-Pierre de Montmartre, les familles de l’Île-de-France et des compagnies de l’Oise se regroupent pour fonder la Fédération des Compagnies d’Arc d’Île-de-France, munie d’un Conseil supérieur qui s’est donné entre autres la mission d’entretenir l’esprit de confraternité dans la Chevalerie d’arc.

Les rites liés à la chevalerie sont modifiés, conformément à la loi de 1901 qui interdit toute référence religieuse ou politique dans le cadre d’une association, ils sont laïcisés par O. JAY (qui supprime " les symboles ridicules ou d’un mysticisme outré ").

Toujours sous l’impulsion de la Chevalerie qui en assurait le fonctionnement, la Fédération prit un caractère national en devenant autonome en 1928 pour former la F.F.T.A. (Fédération Française de Tir à l’Arc). Vers la même époque, le tir à l’arc devient un sport olympique.

Par suite de la progression constante du nombre de licenciés, de l’évolution et de la transformation du tir à l’arc, la chevalerie perdit progressivement de son influence au sein de la Fédération. On a vu apparaître de plus en plus d’associations se structurant sous forme de clubs et abandonnant la chevalerie. Dans les années soixante, et notamment après les événements de 1968, le nombre des chevaliers est en chute libre et même dans les compagnies qui conservent cette appellation, la Chevalerie tend à disparaître. Seules quelques unes, notamment en Seine-Saint-Denis, continuent à perpétuer scrupuleusement les traditions.

 

Il y a donc deux manières de tirer à l’arc en France aujourd’hui, en association:

- en club pour faire du tir de loisir et de compétition,

- en compagnie, dans des organisations qui se réclament d’une tradition fort ancienne et où la " course aux points " et la recherche absolue de la performance n’est pas la préoccupation première des membres, bien que beaucoup d’entre eux participent à des compétitions. Leur but est de perpétrer la tradition, et en particulier la chevalerie d’arc. Le maintien de cette tradition est un thème récurrent du discours et de la pratique de ces archers. Ils portent une grande attention à l’histoire de la compagnie et de la chevalerie, comme par un besoin d’authentification. L’uniforme sert à la reconnaissance identitaire. Une vingtaine de compagnies, regroupées par amitié et par proximité, forment une " ronde " ou une " famille ".

 

Dans Le tir à l’arc (1900), au sujet de l’origine de la chevalerie, Albert de Bertier écrit: " Vers le début du Moyen Âge, l’institution de la chevalerie s’est développée dans la noblesse guerrière d’une partie de l’Europe. C’est elle qui semble avoir donné l’idée d’imprimer aux associations militaires accessibles aux bourgeois et aux gens du peuple, telles qu’étaient les compagnies d’arc, un caractère spécial destiné à exalter chez tous ceux qui en faisaient partie des sentiments d’honneur, de solidarité, de courtoisie, de bienséance. " Faire partie d’une compagnie était donc une forme de distinction sociale (pour employer une expression chère à Bourdieu). Les compagnies ont essayé d’accentuer cet aspect en émettant un enseignement ésotérique, avec une sur-symbolisation à demi chrétienne de tous les éléments du tir à l’arc, du jardin d’arc, des arcs, des flèches, etc. Dans le catalogue de l’exposition sur les jardins de Seine-et-Marne, où l’on parle aussi des jardins d’arc, lieux d’entraînement des archer, une archère écrit: " Le jeu de l’arc est le lieu des " Mystères de la Sainte-Trinité ". C’est aussi le lieu où l’on combat les tromperies du monde, la fragilité de la chair et la malice du Diable, (...) le lieu de mémoire du supplice de Saint-Sébastien, (...) le lieu des délices où les bienfaiteurs jouissent de la lumière divine. L’Allée du Roi est le Saint-Esprit qui mène d’une cible symbolisant le Père à l’autre cible symbolisant le fils. " Dans le rite d’initiation du chevalier interviennent symboliquement l’eau, le vin, le pain, mais aussi le sel. Les francs-maçons ont eu un rôle important dans cette mise en symboles de l’univers du tir à l’arc, car leurs effectifs souvent se confondaient avec ceux des chevaliers.

 

La conservation et l’uniformisation des rites sont des thèmes très souvent évoqués dans les réunions de chevaliers, probablement le seul objet même de ces regroupements avec l’interprétation des symboles. Des recueils tendant à faire le bilan des pratiques en vigueur dans les différentes compagnies et dans la chevalerie se multiplient (Saint-Pierre-Montmartre, Noisy-le-Sec...) par un besoin de coucher sur le papier des pratiques qui pourraient être oubliées ou simplement changées; il s’agit de les institutionnaliser, de les rendre immuables. L’Archiconfrérie de Saint-Sébastien, construite un peu à l’image des instances franc-maçonnes, s’occupe de recherche, de préservation et de compilation de tous les documents ayant un rapport avec l’histoire des compagnies et le maintien des traditions, mais ceci à usage interne. Elle regroupe l’élite de la chevalerie venant de différentes compagnies et familles. La tradition est un moteur essentiel de l’activité des chevaliers.

 

 

 

B. Le matériel de tir à l’arc et les différentes disciplines

Le matériel de sport, avec le niveau technique et économique qu’il exige, a une incidence considérable sur la classe sociale de la population qui pratique ce sport. Voici donc en quelques mots comment décrire le matériel de tir à l’arc et son coût.

 

 

1. Arcs et flèches

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a. La dimension technique

 

La Fédération Française de Tir à l’Arc présente ainsi le matériel de tir dans son Dossier de presse de 1996. L’arc est de trois sortes. L’arc d’initiation, qui se compose d’une poignée, de deux branches, d’une corde, d’un viseur et d’un repose-flèche, et dont la puissance varie de 15 à 30 livres. L’arc classique qui est plus sophistiqué, en magnésium pour la poignée, en fibre de verre, carbone, céramique ou bois pour les branches; en plus des composantes essentielles de l’arc, il faut lui ajouter des stabilisateurs; la puissance de l’arc de compétition peut atteindre 50 livres pour les archers de haut niveau (environ 25 kg). La troisième sorte d’arc est l’arc à poulies: il est de même composition, mais se différencie par son mécanisme démultipliant la puissance de l’arc; l’archer est autorisé à utiliser un viseur loupe et un décocheur automatique (ce qui donne une plus grande précision au tir).

 

 

 

 

 

Schéma des différents arcs.

 

 

 

 

Il faut souligner que l’arc est le produit d’une technologie de pointe. A toutes les époques on a fait appel pour le construire aux techniques les plus avancées, et les archers n’ont jamais cessé d’expérimenter de nouveaux matériaux pour améliorer la puissance et la précision du tir. Ainsi les techniques de fabrication ont rapidement évolué, tenant compte des dernières découvertes technologiques. C’était une nécessité pour le chasseur préhistorique s’il ne voulait pas mourir de faim; c’était un enjeu politique au Moyen Âge, à celui qui fabriquerait l’arme la plus mortelle. Et ceci est encore vrai à notre époque, dans un milieu sportif qui brasse de plus en plus d’argent, pesant lourdement sur la recherche de performances sportives.

Les archers disent aujourd’hui que la qualité de l’arc est responsable pour moitié dans une flèche qui atteint le centre. Mais l’autre moitié, c’est beaucoup de concentration et d’entraînement à refaire toujours le même geste, à avoir la même position, celle qui est sûre de guider la flèche jusqu’à la cible. C’est d’expérience, même mince, que nous pouvons dire: la moindre petite chose peut faire que la flèche ira se planter hors de la cible (" faire une paille ") au lieu " d’aller dans le jaune " (le centre de la cible): avoir visé avec les deux yeux au lieu d’un seul, n’avoir pas décoché assez énergiquement, la main légèrement déséquilibrée sur la poignée, les doigts trop hauts sur la corde, le viseur ou le berger-button mal réglés (ce dernier diminue " le paradoxe de la flèche ", i.e. son frétillement), etc. Quand les réglages techniques sont au point, c’est sur l’équilibre psychique, mental autant que physique qu’il faut travailler, sur les " sensations " du tireur. A la limite, l’archer s’efforce plus de trouver cette position où il se sent bien, que d’atteindre la cible tout de suite, à la première volée. Il essaie de " grouper " ses flèches, signe qu’il a gardé sa position, ce qui est un bon début. L’immobilité et le calme de l’archer sont légendaires, mais c’est beaucoup plus de la concentration, une tension interne et une grande endurance qui lui permettront de tirer des centaines de kilos (de corde) pendant une compétition.

 

 

b. La dimension économique

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Pour commencer avec un matériel simple, l’archer devra investir 600 à 800 Francs environ pour un arc d’initiation (mais la première année, l’arc est souvent prêté par la compagnie qui en a toujours quelques dizaines en réserve), plus 400 F d’accessoires (palette, flèches, plastron, carquois), plus 600 à 1000 F d’inscription dans un club. Le prix d’un équipement de compétition de bon niveau se situe autour de 4000 à 5000 F; les flèches en carbone le plus souvent ou en aluminium coûtent de 20 à 100 F l’unité, l’archer en a besoin au minimum de trois identiques.

 

Par rapport à d’autres sports nécessitant du matériel et une licence, remarquons que l’investissement financier est abordable, pour peu qu’on ait une situation financière stable, même modeste. Ceci est vrai à notre époque, mais semble l’avoir été aussi autrefois. R. Hardy parle des archers des armées anglaises du XIIIème siècle comme " des hommes d’humble condition ". Les vieux registres de compagnies (Saint-Pierre-Montmartre, Brie-Comte-Robert, Claye ...) donnent les professions des chevaliers à leur entrée dans la compagnie: au XIXème siècle et au début du XXème, par exemple, ils sont maçon, serrurier, vigneron, journalier, dessinateur, tailleur de pierre, horloger, parfois " propriétaire ", agent d’assurances, instituteur... des professions qui ne devaient pas offrir de gros revenus, mais quand même une aisance suffisante pour s’acheter un arc, en y mettant au besoin un mois de salaire.

 

 

2. les disciplines: le dilemme entre le sport et la tradition

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Il y a plusieurs disciplines de tir à l’arc ayant chacune sa réglementation: elles allient le tir en salle au tir d’extérieur selon la saison, avec un savoir-vivre tout populaire, proche de la nature et de ses cycles.

 

Les disciplines internationales sont le tir FITA ou tir olympique (en extérieur, sur terrain plat, à des distances de 30 à 90 m), le tir en salle (pratiqué surtout en période hivernale, à 18 ou 25 m), le tir en campagne (sur terrain accidenté découvert ou en sous-bois, associant la découverte de la nature à la pratique du tir à l’arc à des distances variables). Les disciplines nationales sont le Beursault traditionnel (du vieux français " bersailler ", tirer), le tir fédéral et le tir nature sur blasons animaliers. Il y a aussi des disciplines de loisir comme le tir au drapeau (discipline originale qui consiste à envoyer des flèches le plus près possible d’un fanion planté au milieu de cercles concentriques dessinés au sol, à grande distance: 115 à 165 m), l’archerie-golf où archers et golfeurs s’associent, et le ski-arc biathlon.

 

Les disciplines internationales doivent accueillir des archers du monde entier ayant des traditions très différentes d’un pays à l’autre (le kiudo asiatique serait difficile à marier avec le beursault français!), c’est pourquoi elles sont purement sportives et assez impersonnelles par conséquent pour les archers.

Mais le tir à l’arc national est imprégné de traditions; la Fédération a d’ailleurs rendu obligatoire le tir Beursault, le seul tir traditionnel et de compétition, aux sportifs qui veulent passer les compétitions des autres disciplines. Ceci est important pour comprendre la suite. Il semble que le monde du tir à l’arc soit, de façon mal commode pour lui, assis sur deux chaises à la fois: celle de la tradition et celle de la performance sportive pure. La Fédération ne peut renier ses origines chevaleresques, fondée en 1898 par le capitaine d’une très ancienne compagnie parisienne (Octave Jay, de la compagnie de Saint-Pierre-Montmartre, fondée au XIIème siècle), d’abord sous le nom de Fédération des Compagnies d’Arc d’Île-de-France et de l’Oise, puis devenue nationale en 1928 en ne s’appelant plus que Fédération Française de Tir à l’Arc. Dans cette nouvelle appellation le mot " compagnie " a disparu, symboliquement cela signifiait que le tir à l’arc s’adressait maintenant aussi à ceux qui ne connaissaient pas la tradition ou qui n’étaient pas spécialement attiré par elle. C’était une révolution pour le tir à l’arc pratiqué jusqu’ici exclusivement en compagnies! Conséquemment on a vu apparaître de plus en plus d’associations se structurant sous forme de clubs, et vierges de toute pratique traditionnelle. Ceci a sans doute permis cet accroissement spectaculaire de l’effectif des licenciés, voulu et recherché par la Fédération. Cependant il semble qu’il y ait actuellement un retour vers le passé historique et traditionnel du tir à l’arc, notamment visible dans les clubs où des archers vont voir exprès les anciens pour qu’ils leur enseignent les traditions.

 

 

Attachons-nous maintenant à décrire le club de tir à l’arc de Saint-Cloud. Chaque club et compagnie est différent des autres, comme leurs membres aiment à le dire. Nous devons comprendre ce qui rassemble et unit ces archers.v